Les divers harcèlements

moral ou psychologique, physique, de rue…

Actes ou propos tenus à l'encontre d'une personne dans le but de la détruire psychologiquement et/ou physiquement, le harcèlement est une forme de maltraitance.

Le Harcèlement moral ou psychologique :

« Conduite abusive qui se manifeste notamment par des comportements, des paroles, des gestes, des actes, des écrits pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’un personne ».
Le harcèlement moral est celui que l'on retrouve le plus fréquemment au niveau scolaire et au travail, souvent par des abus de la hiérarchie ou la déstabilisation de la part d'autres personnes.
Ce type de harcèlement est constitué d'injures à répétition, de "surnoms" à connotation très péjorative.  

Le Harcèlement Physique :

Violences et atteintes physiques à répétition qui se manifestent souvent par des bagarres, des coups, des vols, des bousculades, du racket ou encore des dégradations d’objets personnels mais aussi  des « jeux » dangereux chez les plus jeunes tels que : le jeu du foulard (strangulation et l’asphyxie) ou les «jeux » de défi « cap, pas cap de… »

Le "Harcèlement de rue" :
Il vise essentiellement les femmes. Cela comprend les sifflements,  toutes les injures à connotations sexistes, sexuelles et/ou dévalorisantes ainsi que  insinuations lourdes de sens, vulgaires et obscènes.
Ce harcèlement peut aller jusqu'au harcèlement  physique dans certains cas.

Le Harcèlement sexuel :

Il s'agit d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui peuvent porter atteinte à la dignité de la victime en raison de leur caractère dégradant.
Ce sont également des comportements qui mettent la victime dans une situation d'agression, blessante ou hostile.
Il peut s'agir de paroles dévalorisantes, d' attouchements, qui peuvent mener au viol en forçant les victimes en insistant, ordonnant, faisant pression ou menaçant..

Les différentes formes de harcèlement professionnel

reconnue

par la jurisprudence

 

 

 Le harcèlement individuel
Il est pratiqué par une personnalité obsessionnelle perverse narcissique ou porteuse d’une pathologie du caractère. Il est intentionnel, vise à humilier, détruire l’autre et à valoriser son pouvoir social ou personnel.
L’instrumentalisation des individus et des instances par ces personnalités retarde ou rend impossible la reconnaissance des agissements délictueux, tant leurs procédés peuvent être hostiles, subtils et redoutablement efficaces, surtout face à des individus
fortement investis dans leur métier.

 

Le harcèlement institutionnel

Il peut prendre 3 formes :

     – pratiques managériales délibérées impliquant la désorganisation du lien social touchant l’ensemble du personnel
     – harcèlement stratégique qui vise à exclure les personnels dont l’âge, l’état de santé ou autre, ne correspondent plus     
        à leurs missions
     - absence d’intentionnalité dans les méthodes de management

Le harcèlement transversal ou horizontal (entre personnels, sans rapport hiérarchique)

     - comportements contraires aux droits fondamentaux de la personne au travail.

L’état de stress post-traumatique :

     -Phase d’alerte :  Le salarié ne s’exprime pas, ne pleure pas, ne parle plus. Il se contente de « tenir »

     - Phase de décompensation en deux temps :
              Premier temps :  La névrose traumatique survient dans des situations où le sujet vit une menace, réelle ou ressentie 
                                            contre son intégrité physique ou psychique.

                                            o L’angoisse et attaques d'angoisse
                                            o Le retour en boucle des scènes traumatisantes

                                            o Les cauchemars intrusifs sur le travail
                                            o L’insomnie réactionnelle 
                                            o Les atteintes cognitives: perte de mémoire, troubles de concentration, de logique.
                                            o Les atteintes psychiques (perte de l’estime de soi)
                                            o L’évitement du lieu de travail
                                            o Les atteintes somatiques ( atteinte des défenses immunitaires )
                                            o Un désarroi identitaire spécifique

 

            Deuxième temps : Les travailleurs déploient des systèmes de défense individuels et collectifs plus ou moins coûteux
                                              psychiquement et physiquement qui permettent de conjurer la maladie. La souffrance au travail 
                                              surgit lorsque le sujet se heurte à des obstacles insurmontables après avoir épuisé toutes ses
                                              ressources pour améliorer l’organisation réelle de son travail.

 La souffrance commence lorsque le rapport du sujet à l’organisation du travail est bloqué.
 Derrière ce tableau de névrose traumatique spécifique, immédiatement ou à distance, c’est avec sa structure de personnalité que le patient va décompenser : Bouffée délirante aiguë, dépression grave, désorganisation psychosomatique, paranoïa. , etc.

Cabinet C. Charnay

1 rue walker 62000 Arras

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